Fins d’orages roussis sur feuillages d’octobre
Flammes oranges gourmandes des aurores mandarine
Nostalgies du couchant pour un festin trop sobre
Sur nappes d’océan aux humeurs purpurines
Coulures violettes dans les vignes épuisées
Des excès d’un été tout en engrossé de grappes
Les rouilles de l’automne couvrent la cerisaie
Qui s’abandonne aux larmes sous le vent qui la frappe.
Les mauves chrysanthèmes moutonnent nos Toussaints
Et dans les cheminées éclatent les marrons
Le chat indifférent somnole sur son coussin
Tangos de feuilles mortes aux bras des liserons
Fauves forêts d’érables en bures de capucins
L’automne s’abandonne aux bras des bûcherons.
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