samedi 3 avril 2010

LA VIEILLE FEMME

femme

LA VIEILLE FEMME.

Une petite fleur esseulée rêvait sous le soleil.
Personne ne faisait attention à elle. Elle y était habituée. Elle ne « payait pas de
pétales « ! Pourtant elle en savait des choses …
On marchait souvent sur elle, elle paraissait si insignifiante !
Elle souffrait dans son amour-propre, dans son cœur et dans son pistil puis se
redressait doucement. Elle était costaud !
Or, un jour, un pied faillit se poser sur elle mais s’écarta et s’appuya à côté. Un visage
un peu las, ridé, se pencha et murmura :
« Pourquoi t’écraserais-je avec indifférence ? Toi aussi tu dois ressentir de la douleur
quand on te monte dessus…Tu ne parles pas pense-t-on, mais si tu ne possèdes pas le
langage des humains, tu t’exprimes autrement ! Je suis sûre que tu communiques avec
les autres plantes, peut-être aussi avec les oiseaux, les animaux… et que vous tous
avez des connaissances qu’ignorent les humains ! Nous croyons être l’espèce la plus
évoluée, est-ce si certain ?... »
C’est bien la première fois qu’on s’adressait ainsi à la petite fleur, qu’un humain fasse
preuve d’autant d’humilité ! Elle en fut si bouleversée, si émue, si reconnaissante …
qu’elle se surpassa et expliqua par transmission de pensée à la sensible femme les
secrets de la vie et de la mort. Ce n’était que des bonnes nouvelles. Celles-ci ne seront
jamais propagées car la dame d’un certain âge craignait trop qu’on la prenne pour une
vieille folle.

Grâce à la fleurette, elle restera sereine jusqu’à la fin de sa vie.

L’une et l’autre se sont beaucoup apportés !

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