QUAND NOS SOUVENIRS SE RÉVEILLENT.
Les feuilles d’automne, tapissent nos crépuscules
Elles s’amassent en tas, en troublants monticules
Qui nous couvrent le cœur de brûlants souvenirs
Et nous offrent, le soir, de fabuleux empires
Les folles chevauchées de nos jeunes années,
Les naufrages superbes, les vols inachevés,
Quand la vie nous brûlaient et le cœur et le corps,
Et quand, le jour naissant, s’effaçaient nos remords.
Les images défilent, émouvantes ou cruelles.
Des visages s’envolent en folles ribambelles.
Tendrement le passé se confond au présent
Et nos lointains étés réveillent le printemps.
Sous les cheveux blanchis et sous les tempes grises,
Surgissent des bourgeons que le désir attise.
Avoir trois fois vingt ans, c’est avoir trois fois faim
Des amours du passé et ceux des lendemains.
Les fruits sont savoureux, très longuement mûris ;
Le bonheur prend son temps quand le cœur est épris.
Ils sont encore plus doux les soleils de l’automne
Qui chauffent de tendresse les mains qui s’abandonnent…
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